En photo, lorsque l’on débute, on ne possède souvent qu’un boîtier et un ou deux objectifs. Puis, avec un peu d’expérience, on prend vraiment conscience qu’il faut s’équiper pour permettre toujours de nouveaux types de prises de vue. Au-delà des optiques, vous devrez aussi investir dans quelques accessoires. Selon les voyages et le type de photos envisagé, vous n’achèterez pas la même chose. Voici une liste d’accessoires et leurs caractéristiques pour que vous puissiez y voir un peu plus clair.

1- Pour les objectifs :

photographie objectifs

Il existe sur le marché toute une panoplie de compléments optiques, et on trouve de tout au niveau de la qualité: multiplicateurs, bagues allonges, bonnettes et soufflets pour la macro… Mis à part les multiplicateurs de focale, ils seront globalement tous inutiles en voyage.

a) le pare soleil :

En voyage, le pare soleil est indispensable, car il protégera la lentille de votre objectif du soleil et de chocs éventuels.

S’il est parfois fourni avec l’objectif, certaines marques vendent ce bout de pastique séparément et à prix d’or. Aussi, faites un tour sur Internet pour vous procurer un modèle sans marque. Mais gare à son diamètre!

b) le multiplicateur de focale :

photographie multiplicateur de focale

Vous partez en Tanzanie mais n’avez qu’un 70-200 mm? Pour photographier certains animaux, ce sera trop court. Si vous n’avez pas les moyens d’acheter une nouvelle optique ni d’en louer une, le multiplicateur de focale s’avère alors très utile pour augmenter la longueur focale d’un objectif. Pour simplifier, disons que c’est une grosse loupe qui se place entre le boîtier et l’optique, et qui permet d’agrandir le zoom. Son utilité est limitée à certains usages et donc à certains voyages où la photographie animalière ou de détails lointains tiennent une grande place.

c) les filtres :

photographie filtres

Les filtres ne seront pas compatibles d’un objectif à l’autre si les diamètres de ces derniers diffèrent. C’est pourquoi vous devez tenir compte du diamètre de la lentille pour les choisir, malheureusement, les prix augmentent en fonction de la taille. En cas de doute, regardez à l’intérieur du bouchon pour connaître sa taille en millimètres. Sinon, recherchez le modèle sur un site Web marchand; son diamètre sera indiqué dans les spécificités. Attention, une fois vissés sur l’objectif, les filtres ne doivent pas gêner la mise en place du bouchon ou du pare soleil.

Ce qui vaut pour les objectifs vaut également pour les filtres: s’il est de mauvaise qualité, vous pouvez perdre en netteté. En effet, tout ce qui se trouve entre votre capteur et le sujet est susceptible de dégrader l’image finale. C’est pourquoi, sans forcément acheter un filtre qui coûterait plus cher que votre optique, il est préférable de se tourner vers les grandes marques (Hoya, B&W pour les meilleures, ou Cokin) et de surtout éviter les nos Name. Sachez que le prix est souvent un bon indicateur de la qualité.

d) Le filtre polarisant :

En tant que voyageur photographe, s’il est un filtre que vous apprécierez, c’est bien le polarisant. Rapidement, vous ne pourrez plus vous en passer. Surtout qu’il peut être vissé en permanence sur l’objectif, pour un encombrement minimal. Mais avant de l’acheter, assurez-vous d’en avoir réellement l’utilité. Il s’emploie essentiellement pour la photo de paysage; nul besoin donc d’investir dans cet accessoire si vous ne comptez pas réaliser ce type de prise de vue.

Comment ça marche ?

Le filtre polarisant se compose d’une partie fixe qui se visse sur l’objectif, et d’une bague que vous pouvez tourner pour modifier la manière dont arrive la lumière (dans ce cas, on parle de «polarisant circulaire»). Le résultat sera visible dans le viseur puisque l’on influe directement sur le rendu.

accessoires photos 1

Sa première fonction sera de protéger la lentille de votre objectif, en cas de chute, il est préférable de casser le filtre plutôt que l’optique. Il vous permettra aussi de réaliser de meilleures photos. Grâce à lui, vous pourrez en effet influer sur la densité du ciel, ce qui peut s’avérer très pratique en photo de paysage. De manière générale, l’image obtenue sera plus esthétique, plus contrastée: le ciel sera plus bleu, moins triste et moins plat, par ailleurs, c’est du temps de gagné au post traitement, car c’est une retouche de moins que vous aurez à réaliser à ce moment-là. Cependant, l’accessoire a ses limites: un ciel blanc restera blanc.

Le filtre polarisant modifie enfin les reflets qui apparaissent sur toutes les surfaces (sur l’eau par exemple), sauf sur le métal.

e) Les autres filtres :

D’autres filtres sont disponibles qui seront plus ou moins utiles selon vos envies créatives et habitudes. Vous entendrez souvent parler des filtres UV, dont le seul intérêt sera de protéger l’objectif, ce qui n’est déjà pas si mal, mais, là encore, il vous faudra mettre le prix pour ne pas dégrader l’image.

Il existe aussi toute une gamme de filtres ND (Neutra/ Density), plus ou moins forts (ND4, ND8 … ND400, etc.), dont le but est de faire perdre en luminosité: pour la même dose de lumière, il faudra un temps de pose plus long (par rapport à une photo prise sans filtre). Ils servent souvent à réaliser des poses longues lorsque la luminosité est trop importante, dans le but d’obtenir certains effets, par exemple avec de l’eau en mouvement. Ils seront utiles également pour obtenir une faible profondeur de champ lorsque la lumière est trop forte, comme en studio ou lorsque l’on travaille en plein jour avec de très grandes ouvertures.

Enfin, vous trouverez des dizaines de filtres à effets, dont les rendus sont plus ou moins esthétiques. Depuis l’avènement du numérique et les facilités offertes par le post traitement, ils sont désormais relativement inutiles.

2- Les autres accessoires :

Aucun accessoire n’est obligatoire: ne rentrez pas dans les travers des photographes acheteurs compulsifs! Un accessoire doit répondre à un besoin ou à l’envie d’explorer un nouveau domaine photographique. Surtout en photographie de voyage: pensez qu’outre le coût, un accessoire représente aussi du poids et de l’encombrement.

a) le trépied :

photographie trépied

C’est généralement l’un des premiers achats que l’on fait après l’appareil photo, mais est-il vraiment utile en voyage?

Vu l’encombrement d’un trépied classique, il faut vraiment en avoir l’utilité une fois sur place. Si vous comptez réaliser beaucoup de poses longues, des photos dans des conditions difficiles et des autoportraits, son achat est justifié et il peut même s’avérer indispensable. En revanche, si vous ne photographiez que des paysages de jour, alors réfléchissez-y à deux fois, car un trépied c’est lourd et encombrant. Le poids reste votre ennemi n° 1 en voyage!

Mais attention, dans le cas du trépied, le poids ne doit pas être votre premier critère d’achat, car vous fixerez dessus un boîtier de plusieurs centaines d’euros. La première chose à regarder est donc sa solidité. Vérifiez aussi sa charge admissible, qui doit être supérieure au poids de votre boîtier muni de votre plus lourd objectif.

Trépied interdit :

Trépied surmonté d’un reflex. Dans certains cas, on pourra vous refuser l’entrée d’un lieu avec un trépied. À vrai dire, l’humeur des employés de la sécurité jouera pour beaucoup et, souvent, aucune véritable explication ne sera donnée. Au Taj Mahal, on vous dira peut-être que c’est pour ne pas faire d’ombre aux photographes professionnels. À l’Empire State Building, on vous parlera de lutte antiterroriste … Aussi, si vous comptez faire des visites, renseignez-vous avant pour ne pas avoir à laisser votre trépied à l’entrée.

 

Mais comment faire si l’on ne veut pas s’encombrer d’un tel accessoire? Il existe des solutions, plus souples d’utilisation, qui sont de bons compromis à envisager en voyage.

  • Le monopode. Grâce à son pied unique, il permet de gagner en stabilité, ce qui est particulièrement appréciable avec les longues focales. Mais forcément, il ne tient pas tout seul ! Composé de plusieurs sections rétractables, il existe en différentes tailles: vérifiez qu’une fois replié, il loge bien dans votre sac.
  • Le Gorillapod. Très flexible et léger, c’est une espèce de mini trépied, plutôt pratique dès lors que l’on trouve un endroit où le poser/fixer. Attention, il ne se règle pas en hauteur. Dans ce cas, une seule solution s’offre à vous: trouver un élément de l’environnement sur lequel le poser.

Conseil :

Si vous prévoyez des séjours dans des pays froids, pensez que le métal sera glacé et douloureux à manipuler même avec des gants. Dans ce cas, privilégiez un trépied pourvu d’un revêtement. Sinon, enroulez du Scotch sur deux de ses pieds pour ne pas trop sentir le froid du métal.

3- La télécommande :

télécommande appareil photo

Que ce soit pour éviter que le boîtier bouge au moment du déclenchement, pour bloquer le mode Bulb, ou pour réaliser un autoportrait, la télécommande est un accessoire apprécié des photographes dans les situations où le retardateur ne suffit pas.

Vous la trouverez en version filaire ou infrarouge, chacune avec ses avantages et ses inconvénients. Avec la première, vous ne pourrez-vous éloigner de l’appareil photo que de la longueur du câble, et la seconde vous sera surtout utile pour réaliser des autoportraits, car le déclenchement est moins aisé dès lors que l’on ne se trouve pas face à l’objectif.

a) Le flash cobra :

L’utilisation du flash cobra est sujette à débat. Certains le fustigent parce qu’ils ne savent pas s’en servir, d’autres l’emploient à tout va quitter à réaliser des images sans relief. Quoi qu’il en soit, sachez qu’il ne vous sera d’aucun secours si vous ne prenez pas le temps d’apprendre à l’utiliser de manière créative.

Il se révèle tout de même très pratique pour les prises de vue en plein soleil, pour déboucher les ombres. Mais n’oubliez pas de prévoir quelques accessoires pour l’adoucir tel un bounce, petit morceau de plastique blanc à fixer sur la tête du flash, qui permet de diffuser la lumière, vous le trouverez facilement dans les boutiques spécialisées ou sur Internet, dans le rayon des accessoires pour flash, et/ou pour le déporter, par exemple avec un cordon d’extension ou un jeu de déclencheurs radio.

b) Une imprimante portable :

photographie imprimante portable

C’est l’accessoire que tous les voyageurs qui aiment réaliser des portraits devraient avoir avec eux. Si vous êtes au calme et que vous souhaitez faire plaisir à votre modèle d’un jour, offrez-lui un tirage de la photo que vous venez de réaliser. Je vous certifie que cette petite attention sera très appréciée! Attention cependant, évitez d’utiliser votre imprimante en présence d’enfants, car ils risquent de se bagarrer pour avoir un tirage, et vous n’aurez ni le temps ni assez de batterie pour en offrir un à chacun.

Il existe plusieurs modèles sur le marché. Mais, dans ce domaine, le leader incontesté est la Pogo de Polaroïd. Bien évidemment, ne vous attendez pas à des tirages d’art. Vous retrouverez en effet les couleurs un peu passées caractéristiques des tirages Polaroïd. De toute façon, ce n’est pas ce qui importe: le but n’est pas d’imprimer une photo impeccable, mais juste de donner un petit souvenir sympa et plein de charme.

accessoires photos 2

La Pogo se branche à votre boîtier photo via un câble USB, mais elle peut aussi fonctionner en Bluetooth. Elle est compatible avec tous les types de boîtiers, du compact au reflex, et même avec un smartphone. Le seul impératif est de faire du JPEG, l’imprimante ne reconnaissant pas le RAW, et donc de déclencher en RAW + JPEG si vous souhaitez par la suite retravailler vos images. Vu qu’elle fonctionne sans encre, ce n’est donc pas la peine d’acheter des cartouches tous les deux jours. Il suffit juste d’acheter du papier, qui ne coûte pas très cher, chaque tirage reviendra à 25 centimes environ. Petit plus très pratique: le papier est autocollant. Je ne lui vois qu’un défaut, c’est son autonomie. En moyenne, comptez 10 impressions par jour. Attention, si vous ne l’utilisez pas, elle se décharge très vite.